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Apologétique
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« L'orthodoxie » orientale : son erreur fatale sur les évêques et les conciles œcuméniques

Source: vaticancatholique.com

Puisque les soit-disant orthodoxes orientaux rejettent la papauté, ils considèrent que tous les évêques ont la même autorité. Ils croient que certains évêques ont une place ou un honneur particulier du point de vue de l’organisation ecclésiastique, mais ils considèrent que tous les évêques sont fondamentalement égaux en termes d’autorité et de soi-disant droit divin, comme l’évêque métropolitain orthodoxe oriental Timothy Ware l’a déclaré dans son livre, L’Église orthodoxe, qui est parfois utilisé comme un catéchisme orthodoxe :

« … depuis le schisme entre l’Orient et l’Occident, il [c’est-à-dire, le soi-disant patriarche de Constantinople] a joui d’une position d’honneur particulière parmi toutes les communautés orthodoxes; mais il n’a pas le droit de s’immiscer dans les affaires intérieures des autres Églises. »

  • L’évêque Timothy Ware, The Orthodox Church, Penguin Books, 1993, p.7

Il a également déclaré :

« … le système des Patriarches et des Métropolitains est une question d’organisation ecclésiastique. Mais si nous considérons l’Église du point de vue non pas de l’ordre ecclésiastique mais du droit divin, alors nous devons dire que tous les évêques sont fondamentalement égaux… Le système de la Pentarchie ne porte pas atteinte à l’égalité fondamentale de tous les évêques… » (The Orthodox Church, page 27)

Leur position contredit l’institution de la papauté par le Christ sur saint Pierre, dans laquelle le Christ a donné à saint Pierre et à ses successeurs une primauté de juridiction sur tout le troupeau du Christ, comme le prouve clairement la Sainte Ecriture. Voyez Matthieu 16:18-19 et Jean 21:15-17.

« Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

« Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ?” Il lui répondit : “Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime.” Jésus lui dit : “Pais mes agneaux.” Il lui dit une seconde fois : “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ?” Pierre lui répondit : “Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime.” Jésus lui dit: “Pais mes agneaux.” Il lui dit pour la troisième fois: “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ?” Pierre fut contristé de ce que Jésus lui demandait pour la troisième fois: “M’aimes-tu ?” et il lui répondit: “Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime.” Jésus lui dit: “Pais mes brebis.” »

L’ecclésiologie incohérente des orthodoxes orientaux réfute davantage leur religion, et les rend incapables de déterminer où commence le territoire ou la juridiction d’un évêque et où se termine la juridiction d’un autre évêque.

Ce problème s’est manifesté en 2018 avec la rupture majeure et historique de la communion entre la secte orthodoxe russe et la secte orthodoxe grecque. Ils n’ont aucun moyen cohérent de résoudre le conflit des soi-disant clers ukrainiens, car ils estiment que tous les évêques ont la même autorité.

[Présentatrice d’EWTN :] « L’Église orthodoxe russe a rompu les liens avec le chef de la communauté orthodoxe mondiale. La querelle est comparée à la plus grande rupture orthodoxe depuis le schisme avec le catholicisme en 1054. Pourquoi ? Le leader mondial, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, a accordé la semaine dernière aux ecclésiastiques ukrainiens leur indépendance vis-à-vis de Moscou. Ils étaient sous la direction russe depuis les années 1600. Le métropolitain russe Hilarion qualifie la décision de “illégale et canoniquement nulle”, et affirme qu’elle pourrait conduire à une profonde rupture religieuse en Ukraine…

Je suis aujourd’hui avec le métropolitain Jonah Paffhausen, ancien archevêque de Washington, primat de l’Église orthodoxe d’Amérique ; servant maintenant dans la juridiction de l’Église orthodoxe russe hors de Russie.

Métropolitain Johan, bienvenue sur le plateau.

[Métropolitain :] Merci beaucoup.

[Présentatrice :] Qu’est-ce que cela signifie ?

[Métropolitain :] Fondamentalement, cela veut dire qu’il y a une rupture de communion. Il n’y a pas de rupture totale, mais il y a une rupture de communion entre l’Église orthodoxe russe et l’Église de Constantinople.

[Présentatrice :] Et qu’est-ce que cela signifie pour les fidèles ?

[Metropolitan:] Eh bien, selon si vous êtes en Russie ou en Amérique, la signification est très différente. En Russie, cela signifie que les Russes en vacances en Turquie ne peuvent pas aller à l’église et recevoir la communion. Aux États-Unis, cela signifie que les membres de l’eglise orthodoxe russe et les membres de l’eglise orthodoxe grecque ne sont pas censés aller à l’église ensemble. »

« [Hilarion (évêque chargé de la diplomatie de l’eglise orthodoxe russe) :] À la fin du synode de l’eglise orthodoxe, une décision a été prise sur la rupture totale des liens eucharistiques avec le Patriarcat de Constantinople. C’était une décision forcée mais notre synode n’a pas pu prendre d’autre décision dans ces conditions car toute la logique des actions menées par le Patriarcat de Constantinople a conduit à cette situation. Tant que ces décisions illégales et anticanoniques prises par Constantinople resteront en vigueur, nous ne pourrons pas être en contact avec cette église devenue schismatique. »

Avec leur ecclésiologie fausse et non biblique, ils sont également incapables de différencier de façon cohérente les vrais conciles œcuméniques qui font autorité, des faux, puisque de nombreux faux conciles dans l’histoire de l’Église ont été approuvés par de nombreux évêques.

Si tous les évêques avaient la même autorité, pourquoi certains conciles approuvés par les évêques sont-ils considérés comme infaillibles et faisant autorité, alors que d’autres ne le sont pas ? Ils n’ont pas de réponse cohérente à cette question.

En réalité, voici l’évêque orthodoxe oriental Timothy Ware qui explique pourquoi ils ne peuvent pas déterminer si un concile est œcuménique en se basant sur le nombre d’évêques :

[Ware:] « Un autre deuxième critère possible de l’oecuménicité est la confirmation par un concile œcuménique ultérieur. Mais cela ne nous aidera pas, car il y aura toujours un concile œcuménique – le plus récent de la série – qui n’a pas encore été confirmé par un concile ultérieur.

Le troisième critère pourrait être le nombre d’évêques présents. Mais cela ne fonctionnera pas non plus. À Nicée Ier, traditionnellement 318 évêques étaient présents - le nombre réel en était probablement d’environ 220. À Constantinople I, il y avait 150 évêques. Au concile d’Éphèse, en 431, il y avait 160 évêques. Tous trois sont beaucoup plus petits que le Concile arien ou semi-arien d’Ariminum-Séleucie en 359, auquel assistaient quelque 500 évêques, mais qui fut rejeté. Ou, encore, le concile hérétique iconoclaste de Hiéreia en 754 a réuni 338 évêques… Ainsi, l’oecuménicité ne peut pas s’établir en fonction du nombre. »

Cependant, en ce qui concerne les conciles œcuméniques, de nombreux orthodoxes orientaux vous diront que la participation et/ou l’acceptation d’un concile, par les cinq sièges patriarcaux, c’est-à-dire Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, est important pour savoir si un concile est œcuménique et par conséquent définitif et infaillible dans ses décrets sur la foi. Ceci est lié à ce qu’ils appelent la doctrine de la pentarchie.

Le théologien orthodoxe oriental John Meyendorff dit ceci, à propos de la Pentarchie :

« … elle est devenue un facteur important dans la compréhension byzantine d’un concile œcuménique, qui nécessitait la présence des cinq patriarches, ou de leurs représentants, alors même que les sièges orientaux d’Alexandrie et d’Antioche avaient, en fait, cessé d’être influents. »

  • (John Meyendorff, Rome, Constantinople, Moscow, St. Vladimir’s Seminary Press, 1996, p. 90.)

Eh bien, considérez ceci. Le Concile de Florence au 15ème siècle était un Concile de réunion majeur qui a réconcilié beaucoup d’Orientaux avec l’Église. La bulle d’union avec les Grecs du 6 juillet 1439 au concile de Florence, qui enseignait le filioque et la primauté de la juridiction papale, a été approuvée et acceptée par les représentants des cinq sièges patriarcaux.

« … au nom de la sainte Trinité, du Père, du Fils et du Saint-Esprit… nous définissons… que le Saint-Esprit est éternellement du Père et du Fils, et qu’il tient son essence et son être subsistant du Père et du Fils à la fois, et qu’il procède éternellement de l’un et de l’autre comme d’un seul principe et d’une spiration unique. »

  • Pape Eugène IV, Concile de Florence, “Laetentur Caeli”, 6 juillet 1439

Le patriarche de Constantinople nommé Joseph II était présent au concile de Florence. Il était en faveur de l’union avec le Pape et l’Église catholique, et il mourut pendant le Concile. Avant sa mort, il a rédigea une déclaration affirmant qu’il se soumettait à l’enseignement du Pape et de l’Église catholique.

La bulle d’union de Florence avec les Grecs a également été approuvée par ses successeurs en tant que patriarches de Constantinople, c’est-à-dire Métrophane II et Grégoire III.

De plus, à Florence, les diacres de l’église principale à Constantinople, qui servaient en quelque sorte de conseillers au patriarche, signèrent la bulle d’union. La bulle de Florence a également été acceptée par les représentants de ceux qu’ils considéraient comme les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem. Le Pape, évêque de Rome, l’a bien sûr acceptée.

La Bulle a également été acceptée par Isidore de Kiev, le métropolitain de Russie, qui était aussi procureur du patriarche d’Antioche. Isidore accepta le Filioque et la papauté à Florence, et devint un fervent partisan de l’union.

La Bulle a aussi été acceptée par l’empereur byzantin de l’époque, Jean VIII, et bien d’autres, tout comme les empereurs ont joué un rôle dans l’organisation des premiers conciles.

En réalité, la bulle d’union avec les Grecs a été signée par toute la délégation grecque à l’exception de Marc d’Éphèse. Le refus de cet évêque d’accepter un concile œcuménique n’a aucune incidence sur l’œcuménicité du concile. Si c’était le cas, alors les sept premiers conciles, qui sont considérés par les orthodoxes orientaux comme œcuméniques, ne le seraient pas du tout, car ils n’ont pas tous été acceptés par tous les évêques. À titre d’exemple, deux évêques qui étaient présents au concile de Nicée ont refusé d’accepter et de signer son décret.

[Ware:] « Notons qu’aux sept conciles œcuméniques, les décisions n’ont jamais été prises par consensus. Il y a toujours eu une minorité dissidente – petite mais importante – qui a rejeté les résolutions. »

Ainsi, en appliquant leurs propres critères, le rejet, par les orthodoxes orientaux, de la bulle d’union avec les Grecs du concile oecuménique de Florence de 1439, n’est absolument pas fondé. Rejeter ce concile oecuménique, les obligerait logiquement à soutenir qu’il n’y a jamais eu de véritable concile œcuménique dans l’histoire de l’Église.

Comme l’historien non catholique Sergey Dezhnyuk l’a déclaré à propos du Concile de Florence :

« … les Grecs… devaient admettre que les conditions nécessaires pour que le concile soit vraiment œcuménique étaient satisfaites : il s’est tenu selon la doctrine de la Pentarchie et l’empereur byzantin était présent. »

  • Sergey Dezhnyuk, Concile de Florence : L’union non réalisée, 2017, p.15

L’empereur byzantin de l’époque, Jean VIII, a également déclaré :

« Je considère que ce saint concile œcuménique n’est pas moins que les précédents. »

(Council of Florence, p. 63).

[Ware:] « Le Concile de réunion de Ferrara-Florence, 1438-1439, se considérait certainement comme œcuménique. »

Même Marc d’Éphèse, l’hérétique obstiné et le seul membre de la délégation grecque qui a refusé de signer la bulle d’union, a reconnu, à Florence, que le concile était véritablement œcuménique.

Joseph Gill est probablement l’historien prééminent du concile de Florence. Il a souligné que lors d’une rencontre avec le pape et quelques autres à Florence :

« Il [Marc d’Éphèse] a commencé par déclarer que le présent rassemblement était un concile œcuménique puisque le Pape et son Église étaient présents pour représenter l’Occident, tandis que de l’Orient il y avait l’Empereur, le Patriarche de Constantinople, les procureurs des autres Patriarcats, et la majeure partie de l’Église orientale. »

  • Joseph Gill, The Council of Florence, Cambridge Univ. Press, 1959, p. 128.)

Par conséquent, selon leurs propres standards, les soit-disant orthodoxes orientaux devraient accepter la bulle d’union de juillet 1439 de Florence avec les Grecs comme l’acte infaillible d’un concile œcuménique, et son enseignement comme la voix de la véritable Église du Christ.

Dans la bulle de juillet 1439, le Filioque et la juridiction suprême du Pape sur l’Église ont été proclamés comme des vérités de la foi. Donc, si vous êtes orthodoxe oriental et si vous pensez que le Filioque et la primauté de la juridiction papale sont de fausses doctrines, alors logiquement, selon vos principes, vous devriez conclure que votre soi-disant Église a fait défection de la vraie foi au concile de Florence en 1439 en acceptant le Filioque et la primauté papale.

Voici ce que l’évêque métropolitain soi-disant orthodoxe oriental Timothy Ware admet dans son livre :

« Un deuxième concile de réunion eut lieu à Florence de 1438 à 1439. L’empereur Jean VIII… y assista en personne, accompagné du patriarche de Constantinople et d’une importante délégation de l’Église byzantine, ainsi que des représentants des autres Églises orthodoxes… une formule d’union fut rédigée, traitant du Filioque, du purgatoire, des azymes, et des revendications papales; et elle a été signée par tous les orthodoxes présents au concile sauf un… Ainsi, en matière de doctrine, les orthodoxes ont accepté les revendications papales… ils ont accepté la doctrine de la… Procession du Saint-Esprit…; ils ont accepté l’enseignement romain sur le purgatoire… »

  • L’évêque Timothy Ware, The Orthodox Church, Penguin Books, pp. 70-71.

Dans sa Providence, Dieu a permis que le concile de Florence soit si bien représenté, et que la bulle de juillet 1439 remplisse les critères d’un concile oecuménique propre aux orthodoxes orientaux, pour donner à ceux qui étaient à l’Orient une autre chance, et peut-être la dernière chance, de reconnaître la vraie foi du Christ et se soumettre à la véritable autorité de l’Église.

Ce fut un véritable concile œcuménique de l’Église du Christ. A Florence, les cinq sièges, qu’ils considéraient comme la Pentarchie, acceptèrent providentiellement la vraie foi. Après le Concile, il y avait même des célébrations de l’union dans un certain nombre de régions.

Pourtant, lorsque beaucoup sont rentrés chez eux, après la signature du décret de Florence, ils ont fait face à une résistance farouche en divers endroits, et l’union n’a pas obtenu les effets durables espérés. Le fait que la bulle d’union de Florence avec les Grecs, qui enseigne le Filioque et affirme la primauté de juridiction d’un pape et remplit les critères d’un concile oecumémique propres aux orthodoxes orientaux, prouve une fois de plus que l’orthodoxie orientale est une fausse religion et que le catholicisme est la vraie foi du Christ. Si les orthodoxes rejettent la bulle de Florence, ils rejettent l’enseignement d’un concile œcuménique, qu’ils considèrent comme infaillible. Ils sont réfutés par leurs propres principes.

Face à de tels faits, certains adeptes de l’orthodoxie orientale pourraient avoir recours à la théorie de la réception. C’est une vision des conciles œcuméniques qui a été promue par un théologien orthodoxe oriental au 19ème siècle.

Puisqu’ils se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient pas déterminer si un concile est œcuménique sur la base d’une norme objective qu’ils sont prêts à accepter, comme le nombre d’évêques ou la répartition géographique des évêques, etc., les adeptes de la théorie de la réception prétendent qu’un concile ne peut être considérée comme œcuménique que s’il a été « reçu » par la conscience des fidèles ou le corps de toute l’Église.

Bien sûr, ils sont incapables de définir ce que signifie être reçu par la conscience des fidèles ou le corps de toute l’Église. Comme cela devrait être évident, la théorie de la réception est fallacieuse et hérétique. Premièrement, les sept premiers conciles, qu’ils considèrent comme œcuméniques, n’ont pas été reçus par tous ceux qui prétendaient faire partie de l’Église. Ce fait à lui seul réfute la théorie de la réception.

Deuxièmement, la théorie de la réception nie l’autorité qu’a donnée le Christ à l’Église d’enseigner en Son Nom de manière définitive et infaillible, à des moments précis, d’une manière qui exigerait l’assentiment des fidèles. Car, selon la théorie de la réception, lorsqu’un concile proclame quelque chose, même avec un anathème, cela ne doit être considéré comme définitif ou forcément vrai que jusqu’à ce que, peut-être des décennies ou un siècle plus tard, un groupe indéfini de personnes choisisse de le recevoir.

[Ware :] « Et il n’y a pas de limite de temps spécifique pour cette reconnaissance. Il peut y avoir une période d’incertitude plus ou moins prolongée. »

Ainsi, la théorie de la réception soumettrait, en pratique, les déclarations de chaque concile à un groupe indéfini de personnes, y compris des laïcs. Cela rendrait nul et inutile l’autorité même qu’a donnée le Christ aux autorités de l’Église, en vue d’enseigner aux fidèles d’une manière qui exige leur assentiment.

La théorie de la réception est clairement hérétique. En plus des erreurs funestes et évidentes de ce dont nous avons parlé au sujet de cette théorie, il n’y a pas non plus de soutien à cette idée dans l’enseignement d’aucun des conciles œcuméniques.

[Ware :] « Il n’y a pas de décret doctrinal… il n’y a pas de canon… qui se réfère à cet acte de réception ultérieure. Aucune déclaration spécifique provenant des participants d’un concile oecuménique, faisant allusion à une attente de confirmation par la réception ultérieure de la part de l’église dans son ensemble, n’a été trouvée. »

Par conséquent, il doit y avoir, et il y a, une norme objective par laquelle les fidèles peuvent reconnaître que l’Église enseigne avec l’autorité du Christ. Les catholiques savent que’elle est liée à la fonction papale. Mais peu importe la manière dont les orthodoxes orientaux essaient de se justifier en ce qui concerne les conciles œcuméniques, par exemple s’ils évoquent la Pentarchie ou autre chose, ils ne peuvent pas être cohérents et rejeter le fait que Florence était un concile œcuménique.

En effet, un autre exemple de la façon dont l’Orient a accepté le décret de Florence se trouve dans ce qui s’est passé le 12 décembre 1452. Ce jour-là, le décret d’union de Florence qui avait été préalablement signé, a été proclamé au cours d’une liturgie, dans l’église principale de Constantinople, Sainte-Sophie, en présence de l’empereur, de nombreux prêtres et de nombreuses personnes. Au cours de cette liturgie, ils ont prié pour le pape et le patriarche pro-union de Constantinople.

Néanmoins, bien que l’union ait été signée et finalisée à Florence, il y avait tout au long de cette période une résistance parmi de nombreux habitants de Constantinople et d’autres endroits de l’Orient. Elle est devenue si intense que les patriarches pro-union de Constantinople ont parfois dû s’absenter de leur église d’origine, Sainte-Sophie.

Beaucoup en Orient et à Constantinople étaient en rébellion contre ce que l’Église universelle, sous le pape, avait officiellement proclamé à Florence. Cette rébellion parmi le peuple, cette résistance contre l’acte de l’Église de Dieu, est la raison pour laquelle Dieu a permis à Constantinople de tomber dans les ténèbres de la domination islamique peu de temps après que cette résistance se soit manifestée.

Par conséquent, ce n’est pas une coïncidence, à notre avis, si peu après la rebellion de tant d’habitants de l’Orient contre l’union qui a été réalisée et proclamée à Florence, une union qui a été officiellement approuvée par les représentants des cinq sièges patriarcaux de ce qu’ils considéraient comme la Pentarchie, Dieu a permis que le principal centre du pouvoir ecclésiastique en Orient, Constantinople, tombe dans les mains des musulmans et sous la domination de l’Islam.

Après la chute de Constantinople au XVe siècle, le perfide sultan islamique a imposé de sévères restrictions aux Grecs schismatiques de la région.

« … l’Église [à Constantinople] n’était autorisée à entreprendre aucune œuvre missionnaire, et c’était un crime de convertir un musulman à la foi chrétienne. »

(The Orthodox Church, p. 88.)

C’était le châtiment pour leur rébellion. Les Grecs schismatiques étaient maintenant une secte contrôlée par les infidèles, tout comme l’Église orthodoxe russe schismatique était souvent contrôlée par les communistes au 20e siècle.

Il est également très intéressant qu’après que les musulmans se soient emparés de Constantinople, ils ont choisi George Scholarius comme le « patriarche de Constantinople » pour la secte schismatique.

Scholarius était l’un des représentants les plus importants de la délégation grecque au concile de Florence, où il est convaincu de la position catholique sur le Filioque et de la primauté de la juridiction papale. Il a signé la bulle d’union et a reconnu que Florence était un véritable concile œcuménique.

« … il [c.-à-d. George Scholarius, alors qu’il était à Florence] a produit son exhortation et ses deux traités en faveur de l’union et a donné un vote dans lequel il a clairement déclaré à la fois qu’il acceptait le Concile comme œcuménique et qu’il considérait la doctrine latine comme théologiquement saine. »

(Joseph Gill, The Council of Florence, pp. 366-367)

Cependant, quelque temps après le Concile, en proie au plaidoyer de Marc d’Éphèse sur son lit de mort, Scholarius tombe dans l’hérésie. Il convenait donc qu’après la prise de Constantinople par les musulmans, les infidèles choisissent un incroyant impie comme Scholarius pour être le pseudo « patriarche de Constantinople » de la secte schismatique grecque de la région.

Dans l’histoire chrétienne, tous les principaux sièges patriarcaux que les orthodoxes orientaux considéraient comme faisant partie de la Pentarchie mais qui se sont rebellés contre la papauté, c’est-à-dire Alexandrie, Antioche, Jérusalem et Constantinople, sont tombés sous le joug de l’islam.

Est-ce une simple coïncidence ? Non, c’était un châtiment pour punir leur séparation de la véritable Église et pour leur rejet de la papauté, que le Christ a établie sur saint Pierre.

Dans Sa Providence, Dieu a permis aux quatre autres villes de tomber sous le joug de l’islam, la ville de Rome étant épargnée au moins jusqu’aux derniers jours, pour manifester que la Chaire de Pierre à Rome, a joui, tout au long de l’histoire de l’Église, d’une autorité unique et d’une protection spéciale qui n’était pas partagé par les autres sièges.

« Au moment du concile de Florence, les patriarcats d’Alexandrie, de Jérusalem et d’Antioche ont perdu leur influence et étaient au bord de l’extinction à cause du facteur islamique. »

(Council of Florence, p. 17.)

En effet, il est fascinant de constater que la prise de Constantinople par les musulmans a eu lieu le 29 mai 1453, la fête de la Pentecôte, qui commémore la venue du Saint-Esprit.

Pensez-vous que ce ne soit qu’une coïncidence ? Eh bien non. Dieu a permis à Constantinople de tomber entre les mains des musulmans le jour de la fête du Saint-Esprit, comme un signe et un châtiment contre la résistance du peuple au Filioque, la vraie doctrine de l’Église du Christ sur le Saint-Esprit, et leur résistance à d’autres vérités qui ont été formellement proclamées lors d’un concile qui doit être considéré comme œcuménique même selon leurs propres critères.

« Quand le Consolateur, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Celui-ci me glorifiera, parce qu’il recevra de ce qui est à moi, et il vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi. C’est pourquoi j’ai dit qu’il recevra ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. »

  • Jean 16:13-15

« … puis vint Mohammed le Conquérant, et Constantinople passa aux mains des Turcs. C’était lors de la fête de la Pentecôte, le 29 mai 1453, que Constantinople tomba sous l’épée d’Othman. »

  • Bernard Granville Baker, _The Passing of the Turkish Empire in Europe, pp. 43-44
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